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La machine à pogner un toutou avec une pince est une invention du diable

Samedi 30 avril 2011

Aéroport de Sept-Iles, on attends l’avion pour Montréal, qui est en retard. Une bonne heure d’attente. Les grands parents sont là, les enfants s’amusent avec n’importe quoi. Nimporte quoi mais surtout les machines à gommes et autres gogosses immangeables. Papi étant un papi, il fourni les sous pour nourrir les petites bouches. Mon plus vieux trouve ça un peu poche les bonbons, par exemple. Lui, il a vu la super grosse machine a l’autre bout du terminal. La super machine pleine de toutous… Des toutous lettes mais ça le dérange pas.

- Papa, je veux un toutou
- Non, t’en a plein à la maison (très vrai)
- Mais je veux un toutou dans l’avion
- Non, on n’a pas de place pour apporter ça dans l’avion (un peu moins vrai)
- Aoooh… J’en eux un, bon…
- De toute façon c’est une arnaque, ces machines la. C’est super difficile d’attraper un toutou avec la pince.
- T’es pas fin.

Peut-être parce que j’étais moi aussi tanné d’attendre, peut-être parce que papi leur donnait ce qu’ils voulaient depuis une demi-heure, peut-être par orgueil… J’ai cédé.

- Écoutes-bien, mon homme… tu va essayer juste une fois. Si ça marche pas, c’est pas grave, tu auras essayé. Tas compris? C’est clair?
- Oui, papa.
- C’est une arnaque pour nous faire dépenser notre argent ces machines là alors ça se peut que t’ais pas de toutou … C’est bien compris?
- Oui, oui.
- Tu vas pas faire la baboune, si ça marche pas, hein?
- Non. C’est correct.
- …
- Donnes-moi un sou.
- ?..
- … s’il-te-plaît
- Ok, tiens…

Ce qui suit est une escalade de tentatives ratées par mon plus vieux, sa petite sœur, son cousin, papi, l’agent de bord et le gars qui met du gaz dans l’avion. Mais ce n’est pas d’avoir manqué les maudits toutous qui a déclenché la crise-de-toutes-les-crises chez mon plus vieux… C’est que moi, le Champion, j’ai réussi à en pogner un pour sa soeur. Du premier coup. Maudit toutou à marde.

Dans le genre « Pourquoi elle et pas moi », c’est dur à battre. Il me pardonnera peut-être un jour…